Motricité fine

Les bases motrices sont généralement acquises et bien établies avant l’âge de 7 ans. Si ce n’est pas le cas, on doit s’en préoccuper.

Les difficultés d’écriture peuvent proviennent d’une motricité fine insuffisamment développée : manque de tonus des doigts, difficulté de dissociation , manque de coordination oculomotrice… Ces difficultés peuvent mettre en évidence un problème de latéralité.

Les exercices de motricité fine sont essentiels pour l’apprentissage de l’écriture, il est bon d’encourager les enfants à faire des exercices comme, découper, enfiler, manipuler de la pâte à modeler, visser, clouer, etc.

Bien que la motricité fine concerne les gestes précis, elle est étroitement liée à la motricité globale. Les grands mouvements doivent d’abord être bien maîtrisés (stabilité du tronc, appuis des pieds, contrôle du bras…) et coordonnés avant que les petits mouvements moteurs fins puissent devenir précis.

Les jeux de doigts sont un excellent moyen de développer les capacités motrices

1-Activités pour acquérir du tonus

les doigts sont contrôlés par plusieurs muscles qui sont situés à l’intérieur même de la main ainsi qu’au niveau de l’avant-bras.

Chiffonner une feuille : Cette activité est non seulement intéressante sur le plan moteur, mais elle permet aussi de détecter un grasping et l’intégrer. Le chiffonnage stimule la musculature de l’intérieur de la main et la séparation des mouvements des doigts. Pensez à varier les médiums (papier de soie, feuilles de magazines, feuilles de papier) et les formats (A5, A4) pour offrir différents niveaux de difficulté.

La pâte à modeler. La pâte à modeler un peu ferme offre en fait aux enfants de belles opportunités de travail de la motricité fine, comme la force et la dextérité des doigts ainsi que la coordination bi-manuelle.

Il existe une pâte spécialisée pour la rééducation de la main ; la pâte thérapeutique : chaque couleur de la pâte correspond à un degré de résistance de celle-ci. Je vous propose quelques exercices

2- Activités pour développer la dissociation des doigts :

Il s’agit de la capacité des doigts à bouger de manière indépendante sans que les autres doigts ne bougent, ni une autre partie du corps. Pour que les gestes soient précis, il est important d’avoir une bonne dissociation entre le bras et la main pour éviter d’écrire avec un mouvement qui part de l’épaule ou du coude. La dissociation permet des mouvements fluides, qui ne demandent qu’un minimum d’énergie. Il existe de multiples activités possibles :

S’habiller tout seul : rien de tel que maîtriser une fermeture à glissière, boutonner et lacer ses chaussures pour affiner ses gestes.

Les comptines avec jeux de doigts et frappés de mains : sans modération

La gym des doigts : des exercices ludiques de difficultés variables pour tous les âges permettent d’acquérir plus de souplesse. Ils ne nécessitent souvent aucun matériel. Voici trois vidéos pour vous donner des idées.

3- Activités pour développer la coordination œil-main :

Pour être efficaces, les mouvements des mains doivent être bien coordonnés avec la vision. Pratiquement toutes les activités de notre vie quotidienne requièrent la coordination oeil-main C’est une composante essentielle à la précision des gestes.

Toutes les activités d’enfilage, de tissage, de pointillage, de laçage. Découper, transvaser, distribuer des cartes sont aussi un excellent moyen de développer la coordination bilatérale.

Les mouvements de Brain -Gym contribuent également à une meilleure coordination oculo-manuelle car ils développent la capacité des 2 côtés de notre corps à travailler ensemble. Les « mouvements croisés » e particulier, favorisent la circulation des informations entre le cerveau gauche et le cerveau droit, entraînant une meilleure concentration, favorisant la vision binoculaire, la coordination et l’équilibre.

Le crayonnage en miroir : Sur une feuille ou un tableau, tracez un trait pour séparer l’espace en deux, prenez un crayon dans chaque main et tracez un papillon symétrique.

Le huit couché : sur une feuille ou même dans l’espace, tracez un huit couché en le commençant en son centre et en partant vers le haut. Faites plusieurs passages comme si vous étiez sur un circuit de voiture. Ce geste apportera fluidité, détente et souplesse, il contribue également à une meilleure coordination oculo-manuelle.

4- Activités pour développer la préhension du crayon

La préhension se perfectionne tout au long de la petite enfance. La pince pouce-index émerge pendant la première année de vie: ainsi il est possible de saisir des objets très petits en utilisant le bout des doigts.

C’est seulement quand le fléchisseur du pouce est suffisamment fort, c’est-à-dire vers 3-4 ans, qu’il est possible d’avoir une préhension tridigitale.

La préhension utilisée pour tenir le crayon est très spécifique : Le crayon doit reposer entre le côté de la dernière phalange du majeur et la pulpe du pouce, l’index repose sur le crayon sans pression.

Comptines pour apprendre à tenir le crayon : Utiliser les comptines pour encoder de manière kinesthésique ce point de contact entre le pouce et le majeur permet de mettre en place la bonne du tenue du crayon. Elles donnent des points de repère qui permettront d’y faire référence à chaque fois que l’enfant tient un crayon.